Le changement global est un processus ou un méga phénomène complexe à l’échelle de la planète (WBGU, 1998). L’urbanisation est l’un des syndromes majeurs de ce changement global. En effet, il y a 30 ans, moins de 40 % de la population mondiale vivait en ville. A ce jour, près de la moitié de cette population (48,3 %) vit dans les zones urbaines et ce chiffre augmentera de 2 % par an d’ici à 2025 (United Nations, 2004).
La croissance urbaine peu maîtrisée conduit, entre autres, à une mauvaise gestion des déchets solides et liquides produits par les villes, à une fragmentation sociale et à une paupérisation accrue des citadins. Ces situations contribuent à fragiliser la santé des populations (Cissé, 1997; Coly et al 2002; Ezzati et al. 2005 ; Dongo, 2006 ; Kablan, 2007 ; Granado, 2007, Koné, 2008).
La recherche doit contribuer à faire face à ces défis de l’urbanisation. Elle constitue un challenge méthodologique important sur le chemin de l’inter à la transdisciplinarité. Ainsi l’Axe de recherche en Environnement et Santé a été crée en 1999 pour faire face, à travers la recherche et l’action, aux effets néfastes pour la santé humaine du processus d’urbanisation. Il compte aujourd’hui 33 chercheurs (22 locaux et 11 sous régionaux), repartis dans 7 pays que sont la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Cameroun et le Ghana.
Thèmes couverts
Sous thèmes
-
Epidémiologie de l’environnement
-
Socio-anthropologie de la santé
-
Zoonoses
-
Maladies vectorielles et transmissibles (Paludisme, Tuberculose, Diarrhées, VIH/SIDA)
-
Adaptation aux changements climatiques…
|