5Z7D0233.JPG

Prof. Jérémie ZOUEU, DG du CSRS


- 

Le directeur général du Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS), le professeur Jérémie T. Zoueu, a appelé le 22 septembre 2026 à renforcer une recherche scientifique « responsable, transdisciplinaire, ouverte sur la société et résolument orientée vers l’impact ». Il s’exprimait à l’ouverture du colloque international marquant les 75 ans du centre, organisé du 22 au 24 septembre à Abidjan.


Placée sous le thème « Recherche scientifique et Partenariats Public-Privé : Catalyseurs de développement durable et de bien-être en Afrique subsaharienne », la rencontre a réunit des chercheurs, des institutions publiques, des entreprises, des partenaires techniques et financiers et des acteurs du développement. Pour le professeur Jérémie T. Zoueu, le 75e anniversaire du CSRS constitue un moment de bilan, mais aussi de projection. « Cet anniversaire doit précisément être ce moment de mémoire, de lucidité et de projection », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture.

Créé en 1951, le CSRS s’est développé autour d’un double ancrage ivoirien et suisse. Le directeur général a présenté cette position comme un atout pour favoriser le dialogue entre les disciplines, les générations, les institutions et les nations. « Aucune institution scientifique ne grandit seule, et aucune avancée durable ne se construit dans l’isolement », a-t-il souligné, en saluant les autorités ivoiriennes et suisses, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), les partenaires scientifiques et techniques, les bailleurs, les sponsors et les universités qui accompagnent le Centre.


Au cours de son intervention, le DG du CSRS a rappelé les principaux domaines dans lesquels l’institution a développé ses activités au cours de ses 75 années : santé, sécurité sanitaire des aliments, lutte contre la faim et la malnutrition, transformations sociales, biodiversité, écosystèmes et formation scientifique. Il a également insisté sur l’évolution nécessaire de la recherche face aux défis actuels. « Cette science doit être décloisonnée », a-t-il affirmé, appelant à faire dialoguer les sciences de la vie, les sciences physiques, les sciences sociales, l’ingénierie, l’économie, les savoirs locaux ainsi que l’expérience des décideurs et des communautés. Les partenariats Public-Privé constituent, selon lui, un levier pour rapprocher la recherche des besoins économiques et sociaux. Ils peuvent « mobiliser des financements, renforcer les capacités, rapprocher les innovations des utilisateurs et accélérer leur adoption ».


Jérémie T. Zoueu a toutefois appelé à encadrer ces partenariats. Ils « ne sauraient cependant être une simple juxtaposition d’intérêts », a-t-il prévenu, plaidant pour des collaborations fondées sur « une gouvernance claire, l’intégrité scientifique, la responsabilité sociale, la transparence et la recherche d’un impact partagé ».


Le colloque aborde quatre axes : la sécurité alimentaire et l’agriculture résiliente et verte, la santé et le bien-être dans une perspective « One Health », les innovations sociales et économiques au service de sociétés inclusives, ainsi que le renforcement des capacités et l’intelligence artificielle au service d’une science africaine compétitive. Les travaux du colloque international se poursuivent jusqu’au 24 septembre à Abidjan.

 


worldcanalinfo.com