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Pr Jérémie Zoueu et Mme Marie-Laure N'Goran après la signature de la convention entre le CSRS et l'UNJCI


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L'Union Nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) et le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d'Ivoire (CSRS) ont signé, lundi 21 septembre 2026, au siège du CSRS à Yopougon, une convention-cadre de partenariat d'une durée de trois ans, renouvelable. Cette collaboration vise notamment à renforcer les liens entre chercheurs et journalistes et à favoriser une meilleure vulgarisation de la connaissance scientifique.


Présidente de l'UNJCI, Marie-Laure N'Goran a présenté cette convention comme l'aboutissement d'un processus marqué par les échanges et le travail commun. Elle a souligné la complémentarité entre la recherche scientifique, qui produit des connaissances, et le journalisme, chargé de les expliquer et de les rendre accessibles aux citoyens. « Le chercheur maîtrise la complexité. Le journaliste doit la rendre compréhensible sans la dénaturer », a-t-elle indiqué, insistant sur la nécessité d'une collaboration plus étroite face aux enjeux liés notamment au changement climatique, à la santé, aux nouvelles technologies et à l'intelligence artificielle.


Le partenariat prévoit plusieurs actions, dont la mise en place d'un plan de communication multimodal, l'organisation de press-clubs, de conférences de presse et de conférences académiques, ainsi que la production de magazines spécialisés et la tenue de rencontres entre chercheurs et journalistes.


L'UNJCI entend également inscrire cette initiative dans sa priorité accordée à la formation et au renforcement des capacités des professionnels des médias.


Pour sa part, le directeur du CSRS, le professeur Jérémie Thouakesseh Zoueu, a salué une coopération qui intervient dans une année particulière pour le Centre, qui célèbre ses 75 ans d'existence. Il a rappelé la vocation du CSRS à produire des connaissances utiles dans des domaines tels que la santé, l'agriculture, la sécurité alimentaire, la biodiversité, l'environnement, la gouvernance et le développement social. Selon lui, la vulgarisation constitue une composante essentielle de la valorisation de la recherche.


Il a annoncé que le CSRS facilitera, dans le cadre de l'accord, l'accès aux informations scientifiques autorisées et à des chercheurs et experts, tout en contribuant à des analyses, entretiens, conférences, émissions ou podcasts. Un comité technique composé de deux représentants de chaque institution sera chargé d'identifier les sujets prioritaires et de suivre les actions convenues.


Avec cette convention, les deux structures ambitionnent de contribuer au développement de la culture scientifique, à la lutte contre la désinformation et à une meilleure compréhension des enjeux scientifiques par les populations.


P. Koffi/Le Jour