PASRES
  • PASRESBâtiment principal du Centre Suisse, qui accueille le Sécrétariat Exécutif du PASRES.
  • PASRESContribuer à l'émergence d'un Fonds National pour la Science, la Technologie et l'Innovation (FONSTI) en Côte d'Ivoire.
  • PASRESFinancer des projets de recherche dans divers domaines scientifiques.
  • PASRESPromouvoir le renforcement des capacités des chercheurs.
  • PASRESFaciliter les échanges Sud/Sud et Nord/Sud.
  • PASRESPromouvoir les résultats de recherche des structures de recherche par des appuis multiformes.
  • PASRESLe PASRES vous souhaite une Bonne et Heureuse année 2018.
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MOT DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF

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Les universités constituent les lieux privilégiés où s’effectue l’effectue l’essentiel de la recherche en Côte d’Ivoire. Or, Cette recherche, aujourd’hui, a besoin d’être repensée dans la perspective d’accroître sa performance pour une plus grande opérationnalité devant contribuer au développement de notre pays ; elle a encore besoin d’être repensée dans le cadre de l’avènement d’une nouvelle civilisation : celle du numérique qui met l’homme face à la nécessité de revisiter les savoirs acquis et produire de nouvelles connaissances pour une meilleure maîtrise de son rapport au monde et à autrui. Aussi, est-il apparu opportun au PASRES, qui est un programme de financement de la recherche, de présenter les universités qui doivent relever le défi de la recherche opérationnelle dans ce nouveau milieu de prédilection de la civilisation du numérique.
La fréquence des pénuries du manioc, des légumes, de la banane, de l’igname, etc., tend à devenir un phénomène naturel du marché du vivrier. Or, ces produits vivriers constituent des denrées alimentaires de base. Leur pénurie qui ne s’explique plus par leur caractère saisonnier pose le problème de l’insécurité alimentaire et de la récurrence des crises alimentaires.
Ce numéro 16 du BI – PASRES consacré à l’Université Nangui Abrogoua est le premier d’une série portant sur les universités publiques et les recherches qui y sont menées. L’éclairage de la recherche dans nos universités répond à un souci contenu dans cette question : les universités qui doivent repenser la recherche ne méritent-elles pas, elles-mêmes, d’être repensées pour mieux orienter et organiser la recherche par rapport aux préoccupations des populations et aux grands problèmes du monde répertoriés dans les 17 Objectifs du Développement Durables (ODD) fixés par l’ONU, en septembre 2015 ?
Cette question est légitime car nos universités sont descendantes des universités d’Europe occidentale dont nous avons subi la colonisation des Etats. Nos universités sont précisément héritières de l’une des premières universités du monde : L’universitas magistrorum et scholarium Parisiensis (mot à mot l’ « ensemble des maîtres et des élèves de Paris »). L’université de Paris est d’abord une corporation de maîtres et d’élèves qui apparaît à Paris vers 1150 ; ensuite un studium generale, c’est-à-dire un centre d’enseignement.
Si nous sommes devenus indépendants, nous n’avons pas changé cette vision de l’université. Depuis le Centre d’enseignement supérieur d’Abidjan, en 1958, lui-même promu au rang d’université par décret présidentiel le 9 janvier 1964, jusqu’à l’université Félix-Houphouët-Boigny et aux autres universités actuelles, l’enseignement constitue la principale activité de nos universités.
Dans une telle détermination de l’université, la conception de la recherche est celle d’une recherche fondamentale comme production accumulative de savoirs dans des champs disciplinaires cloisonnés. Ces connaissances sont ensuite réinvesties dans l’enseignement pour en améliorer la qualité sans un véritable impact sur la vie réelle des populations et sans objectif d’intégration dans le circuit de la production et de distribution des biens et services.
En définitive, le défi de la recherche dans les universités est d’assumer la problématique d’une conciliation du fondamental et de l’opérationnel. Ce défi est lancé aux autorités universitaires mais aussi aux et surtout aux politiques et au secteur économique : La poursuite de la recherche fondamentale pour une meilleure compréhension du monde naturel et du monde social ; le développement d’une recherche-action valorisable dans les tissus de la production et répondant aux besoins des hommes ; enfin, la coopération réussie entre le monde des acteurs confrontés au développement socioéconomique et politique de la société.

Dr Yaya SANGARE , Secrétaire Exécutif du PASRES