PASRES
  • PASRESBâtiment principal du Centre Suisse, qui accueille le Sécrétariat Exécutif du PASRES depuis 2007.
  • PASRESContribuer à l'émergence d'un Fonds National pour la Science, la Technologie et l'Innovation (FONSTI) en Côte d'Ivoire.
  • PASRESFinancer des projets de recherche dans divers domaines scientifiques.
  • PASRESPromouvoir le renforcement des capacités des chercheurs.
  • PASRESFaciliter les échanges Sud/Sud et Nord/Sud.
  • PASRESHommage au Professeur TANNER lors de la célébration du partenariat scientifique ivoiro-suisse.
  • PASRESPromouvoir les résultats de recherche des structures de recherche par des appuis multiformes.
  • PASRESLancement du prix PASRES du jeune chercheur en parasitologie.
  • PASRESLe PASRES vous souhaite une Bonne et Heureuse année 2017.
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MOT DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF

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La parasitologie, contrairement à la cardiologie, l’économie, le droit ou la sociologie, est un mot très peu connu du grand public. Pourtant chacun de nous côtoie souvent, sans le savoir, la réalité qu’il recouvre lorsque s’impose la nécessité de se « déparasiter ». Le verbe « déparasiter » signifie, dans le langage courant, « supprimer les parasites de quelqu’un ou de quelque chose ». Dans cet acte, il s’agit d’éliminer tous les êtres vivants colonisant les intestins et qu’on désigne couramment sous le terme générique de « vers » que sont, par exemple, l’oxyure, l’ascaris, l’ankylostome, pour ne citer que les plus connus. Chacun de nous s’en fait une idée lorsqu’il doit faire une goutte épaisse pour évaluer l’importance du taux de plasmodium dans le sang. Savons-nous que très tôt, comme en témoignent les textes de l’Egypte antique, moustiques et puces, poux et tiques, sangsues et autres buveurs de sang furent reconnus comme des parasites ?


La parasitologie est la science qui étudie les parasites (animaux et végétaux) ainsi que les maladies dont ils sont responsables chez les hommes, l’animal et la plante ; selon Paul MENAN ? Professeur en parasitologie, interviewé dans ce numéro du BI-PASRES, «  La parasitologie vient du mot grec para, « auprès »  et sitos, « nourriture », c’est-à-dire celui qui se nourrit aux dépens d’un autre ». Il la définit donc comme « une science qui étudie les relations entre deux êtres vivants, l’un dénommé parasite (végétaux et animaux parasites) et l’autre l’hôte. Dans cette relation de dépendance vitale, le parasite ne prélève sur son hôte que ce qui est nécessaire à la vie ». C’est une relation pervertie car elle n’est nécessaire qu’au parasite qui meurt s’il ne parvient pas à trouver un hôte et à se nourrit de sa substance.


Si les PASRES s’intéresse à la parasitologie, c’est parce que les maladies provoquées par les formes parasitaires et fongiques constituent un problème de santé publique. En effet, comme le souligne Prof Paul MENAN, «  Les parasitoses sont cosmopolites et concernent la population mondiale dans sa totalité notamment en Afrique sub-saharienne. Plusieurs millions de morts leur sont attribuables chaque année en Afrique. Le paludisme reste la première endémie parasitaire mondiale avec plus de 214 millions de cas, dont 88% en Afrique et 438 000 décès, selon le dernier rapport de l’OMS en 2015 ». Or, parmi les objectifs stratégiques du PASRES figurent l’amélioration de la santé humaine et la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim. Les maladies parasitaires concourent à la dégradation de la santé humaine et à l’aggravation de la pauvreté et de la faim. C’est donc à juste titre, dans le cadre de ses objectifs stratégiques que le PASRES invite à la découverte de la parasitologie.


Cette science méconnue représente pourtant un vaste domaine car le parasitisme intéresse la médecine humaine, la médecine vétérinaire, la zoologie, la botanique mais aussi l’agriculture et l’élevage. En conclusion, les domaines d’intervention de la parasitologie vont de la sante, à l’économie et à la démographie. Ce qui témoigne de son importance dans le développement socio-économique d’une nation.
Dans la poursuite de sa politique de préparation de la relevé scientifique en Côte d’Ivoire, le PASRES présente, dans ce numéro, Monsieur KOFFI Alexandre Franklin qui effectue ses recherches dans une branche de la médecine, méconnue, elle aussi, comme la parasitologie : la médecine légiste. L’intitulé de son projet de recherche est : « insectes nécrophages en zone guinéenne de Côte d’Ivoire : inventaire et dynamique des populations en vue de leur utilisation en expertise d’entomologie médico-légale ». En résumé, ces recherches visent à réaliser ou faire une collection de référence des insectes nécrophages en Côte d’Ivoire, à étudier l’influence des paramètres climatiques sur les variations des niveaux populationnels de diptères nécrophages, à établir la contribution des différents groupes d’insectes dans le processus de décomposition d’un cadavre exposé à l’air libre et, enfin, à tester l’applicabilité des résultats obtenus dans la datation d’un décès.


Quant aux activités du Secrétariat Exécutif, elles ont conduit le Secrétaire Exécutif en  mission en Namibie et au Mozambique. Au cours de ces différentes missions, le Secrétaire Exécutif a pris une part active à la  création et au renforcement de partenariat avec d’autres institutions de financement de la recherche en Afrique.


Secrétaire Exécutif du PASRES
Dr Yaya SANGARE
Extrait du Bulletin d'information du PASRES, Bi-PASRES N° 011 - Mai 2016